Vue de la façade brise-soleil - 1952 - Architectes : Le Corbusier et Pierre Jeanneret © FLC-ADAGP

Vue de la façade brise-soleil - 1952 - Architectes : Le Corbusier et Pierre Jeanneret © FLC-ADAGP

Vue du restaurant - 1933 - Architectes : Le Corbusier et Pierre Jeanneret © FLC-ADAGP René Levy

Vue du restaurant - 1933 - Architectes : Le Corbusier et Pierre Jeanneret © FLC-ADAGP René Levy

Vue de la rue intérieure – 1933 - Architectes : Le Corbusier et Pierre Jeanneret © FLC-ADAGP

Vue de la rue intérieure – 1933 - Architectes : Le Corbusier et Pierre Jeanneret © FLC-ADAGP

Vue après travaux 2015 - Architectes réhabilitation : Opéra Architectes et François Chatillon ACMH © FLC-ADAGP Cyrille Weiner

Vue après travaux 2015 - Architectes réhabilitation : Opéra Architectes et François Chatillon ACMH © FLC-ADAGP Cyrille Weiner

Vue après travaux 2015 - Architectes réhabilitation : Opéra Architectes et François Chatillon ACMH © FLC-ADAGP Cyrille Weiner

Vue après travaux 2015 - Architectes réhabilitation : Opéra Architectes et François Chatillon ACMH © FLC-ADAGP Cyrille Weiner

Vue de la rue intérieure après travaux 2015 - Architectes réhabilitation : Opéra Architectes et François Chatillon ACMH © FLC-ADAGP Cyrille Weiner

Vue de la rue intérieure après travaux 2015 - Architectes réhabilitation : Opéra Architectes et François Chatillon ACMH © FLC-ADAGP Cyrille Weiner

Résidents © Sylvie Duverneuil

Résidents © Sylvie Duverneuil

Résidents © Sylvie Duverneuil

Résidents © Sylvie Duverneuil

« À la Cité de Refuge, nos résidentes et nos résidents sont fier·e·s de présenter leur lieu de vie »

Publié le 01/12/2016

Regards croisés de Christophe Piedra, directeur de la Cité de Refuge (Paris 13e) et du Centre espoir et de Laurence Boucard, directrice déléguée de Résidences Sociales de France (société de 3F).

Pouvez-vous nous présenter la Cité de Refuge ?

Christophe Piedra : Située à Paris dans le 13e arrondissement, la Cité de Refuge est un centre d’hébergement conçu par Le Corbusier et Pierre Jeanneret en 1933 pour l’Armée du Salut. Outre son architecture avant-gardiste, elle se caractérise par son projet social volontariste. Elle accueille des personnes en grandes difficultés sociales et/ou matérielles tout en leur offrant une structure pour se reconstruire. Pendant son séjour au centre, d’une durée de 24 à 36 mois, chaque résident·e est accompagné·e pour développer son autonomie et réussir son départ. 59 personnes ont quitté la résidence depuis début 2016, toutes avec une solution de logement identifiée. C’est essentiel dans notre démarche.
 

En quoi ont consisté les travaux de restructuration ?

Christophe Piedra : En 2007, l’obsolescence de la configuration des bâtiments et leur dégradation ont conduit la Fondation de l’Armée du Salut à lancer un projet de réhabilitation de la Cité de Refuge et du Centre Espoir. Pour assurer la maîtrise d’ouvrage de ce chantier, la Fondation a choisi Résidences Sociales de France (RSF), avec laquelle elle entretenait d’étroits liens de partenariat tissés depuis une dizaine d’années.
Laurence Boucard : Nous avons lancé le programme en décembre 2011.  Conduit avec Opéra Architectes et François Chatillon, ACMH, il s’est déroulé en deux phases : la réhabilitation du centre Espoir, finalisée en juillet 2014, et la restauration et restructuration de la Cité de Refuge, achevées en novembre 2015. Les travaux ont représenté un investissement de 31 millions d’euros. Ils ont permis d’augmenter la capacité d’accueil du site de 273 à 282 places. Nous avons aussi pris en compte l’objectif de l’Armée du Salut de diversifier les publics accueillis. Dans ce but, nous avons opéré la restructuration des dortoirs et des sanitaires collectifs pour rendre l’accueil plus humain. Tout cela alors même que nous devions conduire les travaux en présence de 100 résident·e·s puisqu’il était inconcevable de fermer temporairement cet important centre d’hébergement.
La Cité propose désormais des studios, dont certains sont accessibles aux personnes à mobilité réduite, et quelques logements familiaux. De nouveaux espaces de vie permettent aussi aux personnes accueillies de se reconstruire et de préparer leur réinsertion sociale.
 

Qu’est-ce-que la restructuration a changé dans la vie quotidienne au Centre ?

C. P. : Beaucoup de choses ! Les dortoirs ont disparu au profit de studios et de logements dans lesquels nous pouvons accueillir les couples et les familles alors qu’avant nous ne pouvions héberger qu’un public masculin. 34 enfants habitent aujourd’hui à la Cité. Dans nos 72 studios avec kitchenettes, nos résidentes et résidents vivent en toute autonomie. La mixité constitue une source de tranquillité et de qualité de vie pour nous tous.
Grâce à la réhabilitation, nous disposons d’une salle pouvant accueillir jusqu’à 150 personnes que nous louons pour des séminaires. C’est une source de revenus complémentaires. Enfin, depuis juin 2016, nous organisons tous les 2e et 4e samedis du mois des visites de la Cité de Refuge. Des visites ouvertes à tous et toutes et assurées par des résident·e·s volontaires. En plus de l’inauguration de la Cité par François Hollande, président de la République, en juin 2016, le grand public témoigne un intérêt marqué pour notre site. C’est aussi un bénéfice des travaux : nos résidents sont fier·e·s de présenter leur lieu de vie. Un autre formidable levier d’insertion !

Laurence Boucard

 

« Le projet architectural global de restauration et de restructuration a été mis au service du projet social de la Cité de Refuge. »

Laurence Boucard

 

Christophe Piedra

 

« Depuis plus de 80 ans, l’Armée du Salut conduit un travail d’accueil et de réinsertion à la Cité de Refuge. Depuis la fin des travaux, nous avons encore gagné en efficacité ! »

Christophe Piedra