© Nolwenn Brod / VU’

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Regards sur l’(in)égalité femmes-hommes

Publié le 23/04/2017
RH

Si l’égalité professionnelle tend à progresser, les disparités entre les femmes et les hommes demeurent persistantes. Passage en revue. 
 

En matière d’égalité femmes-hommes, l’année 2017 reste marquée par de forts écarts… au détriment des femmes. Si des avancées importantes se sont dessinées ces dernières années, elles restent toutefois encore insuffisantes. Les écarts de revenus entre femmes et hommes demeurent en particulier très marqués avec des salaires toujours supérieurs de 23 % pour les hommes et un écart irréductible, toutes choses égales par ailleurs, de 9 %. Cette inégalité se répercute logiquement sur les pensions avec des écarts encore plus forts au bénéfice des hommes (+40 %). 

En dépit de la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes qui prévoit d’étendre à tous les champs de responsabilité le principe de parité, la sphère publique se distingue toujours par une sous-représentation des femmes. Avec, par exemple, seulement 25 % de femmes sénatrices et 16 % de femmes maires en 2014. 

Des progrès non négligeables

Mais les actions pour l’égalité femmes-hommes mises en œuvre récemment ont tout de même permis de faire progresser l’égalité professionnelle. Ainsi, 91 % des grandes entreprises sont désormais couvertes par un accord en faveur de l’égalité professionnelle, ce qui leur évite de payer des pénalités. Les PME sont quant à elles moins exemplaires puisque seules 35 % des entreprises de 50 à 299 salariés ont signé ce type d’accord. Résultat : les différences entre les sexes sont moindres même si les femmes continuent d’être pénalisées par la précarité et le temps partiel. 

Les mesures législatives prises par la France permettent au pays de prendre la 15e place en matière d’égalité femmes-hommes (chiffre 2015), soit un bond de trente places en deux ans. Le taux d’emploi des femmes, âgées de 20 à 64 ans, atteint 66,2 % (chiffre 2014) et a progressé de 1,1 point par rapport à 2012. Quant à la féminisation des instances dirigeantes des sociétés du CAC 40, la France se situe en 2014 au 1er rang européen avec 30,3 % de femmes dans les instances de gouvernance.

Au regard de ces évolutions, il va de soi que le travail en faveur de l’égalité femmes-hommes est un chantier de longue haleine et que cette question ne pourra significativement évoluer que sous l’influence de mesures politiques. 
 

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